MAI 2019: 41ème Congrès de l’APLIUT à L’IUT d’ Epinal

 

Le 41ème Congrès de l’APLIUT se déroulera à Epinal, sur la thèmatique suivante:

« (Neuro)sciences et Apprentissage des Langues »

Le site internet du 41ème Congrès de l’APLIUT peut être consulté en cliquant sur le lien suivant:

41ème Congrès de l’APLIUT

Pour information et diffusion, vous trouverez l’appel à communications pour le 41e congrès de l’Apliut qui se tiendra à l’IUT d’Épinal les 23, 24 et 25 mai 2019 sur la thématique « Sciences, neurosciences et apprentissages des langues » à cette adresse : https://apliut2019.sciencesconf.org/

L’objectif de ce 41e congrès sera de faire le point sur les différents domaines scientifiques qui contribuent à améliorer toujours davantage les enseignements et les apprentissages des langues, dans leurs richesses et leurs pluralités. Le comité scientifique accueillera toutes les communications propres à montrer la richesse de nos cadres théoriques, la variété de nos pratiques de terrain éclairées par la recherche, le foisonnement de nos efforts d’innovation ou encore la pluralité de nos démarches de recherche-action pour les langues, de l’école à l’université.

Communications d’une durée de 25 minutes + 15 minutes de questions.
Longueur des propositions de communication : 2000 caractères max., hors espaces.
Date limite des propositions de communication : 17 mars 2019.

Les propositions de communication doivent être déposées sur SciencesConf, à cette adresse : https://apliut2019.sciencesconf.org/ (pour déposer une proposition, il faut créer un compte).

« Sciences, neurosciences et apprentissages des langues »

IUT d’Epinal – 23, 24 et 25 mai 2019

 

Ce congrès sur les (neuro)-sciences au service des apprentissages en langue se veut un lieu de réflexion scientifique en réponse au souhait de Jean-Michel Blanquer, actuel Ministre de l’Éducation nationale, de faire des neurosciences un enjeu de réflexion majeur pour améliorer les performances des élèves. Dès le 21 juin 2017, un mois après sa nomination, Le Point titrait déjà « École : Blanquer, l’homme qui veut arrêter les bêtises » et intégrait à cette Une les deux sous-dossiers phares suivants : « Neurosciences : ces découvertes qui donnent la clé de la réussite » et « Stanislas  Dehaene : les pouvoirs du cerveau de l’enfant ». Le 24 octobre 2017, dans l’entretien qu’il accordait au Nouvel Observateur dans un numéro intitulé « École le grand ménage », le ministre plaidait en faveur des neurosciences pour comprendre les mécanismes d’apprentissage et expliquait ceci : « Nous devons juste veiller à ce que les méthodes utilisées aient des assises scientifiques solides. » où l’adverbe « juste » transformait cette affirmation en apparence convenue en une véritable méthode de travail. Le 9 janvier 2018, à la veille de l’installation du conseil scientifique de l’Éducation nationale, Le Figaro consacrait un article à cette méthode : « Neurosciences : la méthode Blanquer pour changer l’école ». Ces mêmes neurosciences s’imposaient alors comme « une évidence » pour l’école, après seulement 6 mois d’exercice et par le biais d’une certaine sur-médiatisation.

Aucun.e enseignant.e et enseignant.e-chercheur.e en éducation préoccupé.e par l’avenir des élèves et des étudiant.es, par la qualité des enseignements qui leur sont proposés et par la qualité des apprentissages susceptibles d’en découler, ne saurait contester cette idée-clé que les méthodes utilisées sur le terrain devraient être éclairées par la recherche. Pourtant, à la suite de la création du conseil scientifique de l’éducation nationale[1] et de la nomination, à sa tête, de Stanislas Dehaene, Professeur au Collège de France en psychologie cognitive, l’année 2018 a été marquée par un débat, souvent vif, sur la place des neurosciences à l’école. Ce débat n’est pas nouveau[2] mais ce qui frappe dans les échanges en 2018 est l’inquiétude partagée par de nombreux scientifiques d’une hégémonie des neurosciences sur le terrain éducatif au risque de réduire, par le politique, la recherche en éducation à une posture idéologique – celle d’améliorer la performance des élèves et l’efficacité des enseignants par les (seules) neurosciences, en dehors de la prise en compte de la complexité des situations d’enseignement / apprentissage dans leur singularité.

Ainsi, en février 2018, le psychanalyste Gérard Pommier rappelait que, selon lui, les difficultés dans l’acquisition des savoirs sont bien davantage liées à des questions sociales et familiales que neurobiologiques et lançait une pétition en ligne « Pour l’avenir de nos enfants… »[3]. Fin août 2018, paraissait La Riposte, le dernier ouvrage de Philippe Meirieu dont le chapitre 5, « Les neurosciences ne feront jamais la classe », est consacré au danger d’une conception caricaturale des neurosciences au service d’une idéologie. Plus récemment encore (décembre 2018) le sociologue Stanislas Morel faisait part de son inquiétude de voir les sciences autre que cognitives réduites « au statut infra scientifique » dans le champ de l’éducation[4].

En réaction à la volonté politique de faire des neurosciences un fondement pour l’école de demain plutôt qu’un seul éclairage parmi d’autres, on a vu (ré-)émerger un ensemble complexe de discours issus de nombreux domaines scientifiques autour de la question des apprentissages. En se concentrant exclusivement sur les neurosciences, Jean-Michel Blanquer a finalement redonner toute sa place lien entre recherche et pratiques pédagogiques et offre à notre communauté l’opportunité de travailler sur l’ensemble complexe des domaines scientifiques qui contribuent à mieux appréhender les apprentissages en milieu non naturel (scolaire et universitaire). Dans ce contexte, le 41e congrès de l’Apliut sera l’occasion de faire le point sur les apports passés, présents et futurs de ces différents domaines en s’efforçant de joindre plutôt que de disjoindre les différentes sciences contributives à l’enseignement / apprentissage des langues. Nous proposons pour cela deux grands axes de réflexion (non-exhaustifs) et quelques exemples de questions possibles :

Axe 1 – Sciences et enseignements / apprentissages des langues. Que nous disent les différents domaines scientifiques (didactique, linguistique, neurolinguistique, neurosciences, philosophie, phonologie, psychologie, psychanalyse, psycholinguistique, sociolinguistique, sociologie, traitement automatisé des langues) sur les apprentissages en général, et sur les apprentissages des langues en particulier ? Comment ces différents domaines scientifiques interagissent-ils ? Quelles recommandations ces différents domaines proposent-ils aux institutions scolaires et universitaires ? Quels résultats scientifiques peuvent être mis au service des enseignants, des apprenants ?

Axe 2 – Sciences et pratiques pédagogiques en langues générales et de spécialité. Quels résultats de recherche se trouvent exploités en classe de langue, dans le secteur Lansad notamment ? Comment ces résultats de recherches sont-ils transformés en pratique dans nos espaces de cours ? Certains cadres théoriques sont-ils particulièrement utiles pour penser un cours de langues et favoriser les processus d’apprentissage ? Quelles innovations sur le terrain pour et par la recherche-action ?

Comme depuis toujours, le comité scientifique du congrès de l’Apliut encourage en particulier les jeunes chercheurs, de tous horizons, mais aussi l’ensemble des chercheurs et praticiens, à venir partager leurs travaux les plus récents en lien avec les enseignements et les apprentissages des langues, de l’école à l’université.

[1] http://www.education.gouv.fr/cid124957/installation-du-conseil-scientifique-de-l-education-nationale.html

[2] Par exemple en 2015 André Giordan alertait sur l’illusion des neurosciences en éducation dans un texte éponyme. https://www.andregiordan.com/articlesindex/neurosciences.htm

[3] https://www.change.org/p/m-dehaene-pour-l-avenir-de-nos-enfants

[4] https://www.ludomag.com/?s=neurosciences

 

 

Présentation d’Epinal, au travers d’une video youtube

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Les inscriptions ne seront ouvertes qu’à partir de janvier/février 2019.
Cependant, ci-joint déjà, de la part de Corinne Landure, l’organisatrice du congrès, la liste des hôtels du centre-ville et de la périphérie ainsi que le plan du centre-ville d’Epinal pour visualiser la situation des hôtels du centre par rapport à l’IUT qui se trouve également non loin du centre.

Elle attire notre attention sur le fait que les participants au congrès devraient réserver très tôt leur chambre d’hôtel, avant la fin de l’année si possible. En effet, le congrès de l’APLIUT se déroule en même temps qu’un événement très populaire à Epinal (les Imaginales). 

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